J'ai pris quelques jours pour retrouver mes origines
Et ces émotions que mon retour dessine
Je suis arrivée avec mes bagages de souvenirs
Pour savoir si je pouvais tous les revivre
Défi fou car tout cela appartient au passé
Une fois tout ça véçu, c'est derrière, quelle triste réalité
Mon retour aux sources m'émeut et m'impressionne
Ma famille en face de moi, plus à travers le téléphone
Deux ans ont passé et ici tout a tellement changé
Les cousins ont grandi après cette éternité
Les plus anciens sont encore plus ridés qu'avant
Ils ont vieilli, ont eu des enfants et des petits enfants
Et puis les morts que l'on ne ressusite pas
Manquent encore plus, on les évoque tant de fois
On parle d'eux et de tout ce qu'ils ont apporté
Des habitudes, des discussions, du vide qu'ils ont laissé
On n'oublie rien car l'inverse serait sacrilège
Et on sait lutter quand très souvent la peine nous assiège
J'ai pris quelques jours pour retrouver mon pays
Les traditions et la vie qu'on y vit
Rien a changé, de ce côté rien a signalé
Les mariages ont tout gardé du passé
Je reviens ici un peu comme en pélerinage
D'années en années chez moi ne change que l'âge
En ce moment je me revois assise dans ce salon
Maintenant solitaire avec mon regard qui tourne en rond
Mon retour aux sources me fait à chaque fois mal au coeur
Mais je reviens sans cesse même si je suis née ailleurs
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MES RACINES : SEFROU, RIBAT EL KHEIR (AHERMOUMOU), MATINE OULED BEN ALI...
LE MAROC
Je fais une petite place dans ce blog pour cette association
Merci aux membres de cette association de m'avoir laissé un commentaire pour manifester leur présence à Ribat el Kheir, plus précisement Ahermoumou
Ahermoumou reste, restera et est la ville de Ahermoumou
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Afin de mieux comprendre pourquoi cette ville a change de nom, merci de lire ce qui suit :
Ribat Al Kheir. Une appellation d'origine contrôlée
Pour faire oublier toute référence au fameux coup d'Etat, Hassan II a rebaptisé le village de Ahermoumou, Ribat Al Kheir au lendemain du putsch de 1971. L'appellation, qui figure dans les documents administratifs, n'est guère acceptée par les habitants de la région. “Vous savez, quand nos ancêtres ont baptisé le village, Ahermoumou (traduisez : petit lion), l'école des putchistes n'était pas encore construite, aujourd'hui le Makhzen a trouvé un nom qui lui plaît, qu'il le garde !”, s'indigne un vieux résistant qui ajoute que les jeunes, eux, ont trouvé une autre appellation, “Ahreb mennou (fuis-le)” qui sied mieux aux conditions dans lesquelles vit une population coupée de tout. Répertorié comme centre urbain, le village est pourtant toujours sous la juridiction de la gendarmerie. Selon le dernier recensement, la population de Ribat Al Kheir est estimée à 13 189 personnes en 2005. Avec ses 4,5% de croissance démographique, la région connaît l'un des taux les plus importants du Maroc.